Voir à travers la roselière


2023-2024. Résidence au Parc Naturel Régional de Camargue.

Accueillie en résidence au Parc Naturel Régional de Camargue. J’ai choisi de m’intéresser aux roselières, d’abord fascinée par leurs mouvements et le bruissement des balais dans le vent. J’ai découvert un milieu à la frontière entre deux eaux, douce et salée, riche d’espèces. 
J’ai aussi découvert les différents usages du roseau, qu’on appelle en Camargue la Sagne, notamment pour les toitures et palissades traditionnelles. 

La roselière est en équilibre sur le marais, face à des intérêts divergeants en matière de gestion de l’eau, elle tente de s’adapter aux différentes conditions des saisons et peut même jouer un rôle dans la dépollution des eaux grâce à la phytoépuration.

Pour parler de ce paysage, de ce milieu, j’ai transformé sa récolte, en matière première pour fabriquer du papier, et en y intégrant des portraits d’oiseaux par empreinte pressée (gauffrage). Dans mes recherches je me suis aussi interessée à l’iconographie du XIXème siècle et notamment aux images de Peter Henry Emerson dont j’ai reproduit une image en pyrogravant le papier.

Présentée au Musée de la Camargue, puis à la médiathèque d’Arles en dialogue avec des ouvrages scientifiques anciens, ainsi qu’au Festival de la Camargue, cette recherche propose de regarder les relations que nous pouvons tisser avec le marais et ses habitants. Milieu dense et hostile pour nous les humains, il est un refuge pour nombre d’espèces, en pretant attention à son rythme nous pouvons tenter de voir à travers la roselière.





Vues d’expositions à la médiathèque d’Arles 
Images de la résidence



Cartes postales oiseaux des roselières et cabane de guardian imprimées à la main en linogravure
pour la boutique du musée de la Camargue 

( 8€ / carte + frais d’envoi )